Mythes et préjugés

Plusieurs messages sont véhiculés au sein de la société à propos des violences sexuelles. Ces messages sociaux ont été intériorisés, à force d’être martelés et ils sont souvent perçus comme des vérités absolues. Pourtant, ces messages proviennent de la culture du viol. Culture qui vise, entre autre, à responsabiliser les victimes et à déresponsabiliser les agresseurs de la violence sexuelle. Prenons le temps, ci-bas, de déconstruire certains des mythes et préjugés les plus populaires.

La plupart des victimes, de par leur habillement ou par leur comportement, ont causé l’agression.

Aucune personne ne veut se faire agresser. Aucune personne victime n’est responsable de l’agression subie, peu importe ses vêtements, où elle se trouvait, ce qu’elle faisait, quelle relation elle avait avec l’agresseur. Le seul responsable est l’agresseur, car c’est lui qui décide de poser cet acte de violence.

La plupart des victimes, de par leur habillement ou par leur comportement, ont causé l’agression.

Aucune personne ne veut se faire agresser. Aucune personne victime n’est responsable de l’agression subie, peu importe ses vêtements, où elle se trouvait, ce qu’elle faisait, quelle relation elle avait avec l’agresseur. Le seul responsable est l’agresseur, car c’est lui qui décide de poser cet acte de violence.

Seulement 2% des accusations correspondent à de fausses accusations (Regroupement québécois des CALACS, 2012). Le pourcentage de fausses accusations n’est pas plus élevé pour les violences sexuelles que pour d’autres crimes. Les victimes portent plusieurs mythes et préjugés sur leur dos. Ainsi, lorsqu’une personne dévoile à quelqu’un.e qu’elle a subi de la violence sexuelle, elle est susceptible d’être confrontée à des préjugés.

Porter plainte demande beaucoup de temps et de courage et suscite de nombreuses émotions. C’est un processus long et pénible qui maintient la victime dans l’événement traumatisant. Personne ne dévoile de tels gestes pour le plaisir.

Parmi les victimes de violence sexuelle, seulement 5% d’entre elles portent plainte à la police (Statistique Canada, 2014). De plus, plusieurs plaintes ne sont pas retenues, faute de preuves. Pour le faible nombre de plaintes qui se rendent en cour, peu d’entre elles mènent à une condamnation de l’agresseur.

Lorsque les personnes accusées sont déclarées « non-coupable », cela ne veut pas dire qu’elles ne sont pas coupables, mais bien qu’il n’y a pas de preuve hors de tout doute raisonnable que la personne accusée a agressé la victime.

Plusieurs personnes portent de fausses accusations.

Plusieurs personnes portent de fausses accusations.

Seulement 2% des accusations correspondent à de fausses accusations (Regroupement québécois des CALACS, 2012). Le pourcentage de fausses accusations n’est pas plus élevé pour les violences sexuelles que pour d’autres crimes. Les victimes portent plusieurs mythes et préjugés sur leur dos. Ainsi, lorsqu’une personne dévoile à quelqu’un.e qu’elle a subi de la violence sexuelle, elle est susceptible d’être confrontée à des préjugés.

Porter plainte demande beaucoup de temps et de courage et suscite de nombreuses émotions. C’est un processus long et pénible qui maintient la victime dans l’événement traumatisant. Personne ne dévoile de tels gestes pour le plaisir.

Parmi les victimes de violence sexuelle, seulement 5% d’entre elles portent plainte à la police (Statistique Canada, 2014). De plus, plusieurs plaintes ne sont pas retenues, faute de preuves. Pour le faible nombre de plaintes qui se rendent en cour, peu d’entre elles mènent à une condamnation de l’agresseur.

Lorsque les personnes accusées sont déclarées « non-coupable », cela ne veut pas dire qu’elles ne sont pas coupables, mais bien qu’il n’y a pas de preuve hors de tout doute raisonnable que la personne accusée a agressé la victime.

Les agresseurs ont des envies sexuelles incontrôlables.

Les envies sexuelles sont contrôlables. N’importe qui peut décider d’y mettre fin ou de les poursuivre. Si les envies sexuelles étaient incontrôlables, tout le monde aurait des rapports sexuels partout. L’agression sexuelle correspond à une prise de pouvoir sur l’autre : l’agresseur prend le pouvoir sur sa victime afin de la dominer. La violence sexuelle est souvent préméditée. L’agresseur a une intention cachée. Ainsi, il ne dira jamais à la victime qu’il l’agressera, pour garder le pouvoir sur elle et en venir à ses fins. Pour y parvenir, il peut manipuler, faire du chantage, culpabiliser la victime, ou utiliser la violence physique.

Les agresseurs ont des envies sexuelles incontrôlables.

Les envies sexuelles sont contrôlables. N’importe qui peut décider d’y mettre fin ou de les poursuivre. Si les envies sexuelles étaient incontrôlables, tout le monde aurait des rapports sexuels partout. L’agression sexuelle correspond à une prise de pouvoir sur l’autre : l’agresseur prend le pouvoir sur sa victime afin de la dominer. La violence sexuelle est souvent préméditée. L’agresseur a une intention cachée. Ainsi, il ne dira jamais à la victime qu’il l’agressera, pour garder le pouvoir sur elle et en venir à ses fins. Pour y parvenir, il peut manipuler, faire du chantage, culpabiliser la victime, ou utiliser la violence physique.

La plupart des agresseurs sont des proches. Selon le Ministère de la Sécurité publique (2016), 86,3% des victimes connaissent leur agresseur. Ce sera une connaissance ou un membre de la parenté dans une proportion de près de 35% ou un grand-parent, un beau-parent, un oncle, un cousin, une tante, une cousine ou une autre parent éloigné dans une proportion de 12,5%. Soulignons que 70% des agressions sont commises dans une résidence privée (Ministère de la sécurité publique, 2015). La plupart du temps, les agresseurs se servent de leur relation de confiance ou d’autorité avec la victime, ils peuvent user de manipulation, de menaces ou de chantage. Commettre de la violence sexuelle s’agit d’une prise de pouvoir et non d’une perte de contrôle.

Les agresseurs sont des fous, des malades.

Les agresseurs sont des fous, des malades.

La plupart des agresseurs sont des proches. Selon le Ministère de la Sécurité publique (2016), 86,3% des victimes connaissent leur agresseur. Ce sera une connaissance ou un membre de la parenté dans une proportion de près de 35% ou un grand-parent, un beau-parent, un oncle, un cousin, une tante, une cousine ou une autre parent éloigné dans une proportion de 12,5%. Soulignons que 70% des agressions sont commises dans une résidence privée (Ministère de la sécurité publique, 2015). La plupart du temps, les agresseurs se servent de leur relation de confiance ou d’autorité avec la victime, ils peuvent user de manipulation, de menaces ou de chantage. Commettre de la violence sexuelle s’agit d’une prise de pouvoir et non d’une perte de contrôle.

Une personne ne peut pas être agressée par son/sa conjoint.e / partenaire / chum.blonde.

« 1 femme sur 7 est agressée sexuellement au moins une fois par son conjoint » (Ministère de la sécurité publique dans RQCALACS, 2012, n.d.). Les femmes ont beaucoup de pression sociale provenant la société imputant qu’elles doivent « satisfaire sexuellement leur conjoint » pour être une « bonne » conjointe/blonde/femme. Mais en aucun temps, une personne ne doit être obligée d’avoir des relations sexuelles que ce soit avec son.sa conjoint.e ou avec toutes autres personnes. Une personne est libre de consentir ou non à une relation sexuelle. Elle a le droit de ne pas avoir envie d’avoir des rapports sexuels et elle a le droit de refuser en tout temps, à tout moment, avec qui que ce soit.

Une personne ne peut pas être agressée par son/sa conjoint.e / partenaire / chum.blonde.

« 1 femme sur 7 est agressée sexuellement au moins une fois par son conjoint » (Ministère de la sécurité publique dans RQCALACS, 2012, n.d.). Les femmes ont beaucoup de pression sociale provenant la société imputant qu’elles doivent « satisfaire sexuellement leur conjoint » pour être une « bonne » conjointe/blonde/femme. Mais en aucun temps, une personne ne doit être obligée d’avoir des relations sexuelles que ce soit avec son.sa conjoint.e ou avec toutes autres personnes. Une personne est libre de consentir ou non à une relation sexuelle. Elle a le droit de ne pas avoir envie d’avoir des rapports sexuels et elle a le droit de refuser en tout temps, à tout moment, avec qui que ce soit.

Le fait de ressentir des sensations physiques/ des réactions physiologiques (érection, tension sexuelle, lubrification) ne veut aucunement dire que la victime était consentante ou qu’elle a apprécié ce qui lui est arrivé. Lorsque le corps est stimulé, il est entièrement normal qu’une réaction soit déclenchée, qu’elle soit désirée ou non. Il s’agit d’un mécanisme purement physiologique : stimulation = réaction. Ainsi, la tête et le cœur peuvent crier « non », détester ce qui est en train de se produire, tandis que le corps réagit malgré tout. Ceci peut créer un grand sentiment de culpabilité et de confusion chez les victimes qui comprennent difficilement ce qui leur arrive.

Si la victime a eu des sensations physiques / réactions physiologiques durant l’agression, cela signifie qu’elle a aimé ça.

Si la victime a eu des sensations physiques / réactions physiologiques durant l’agression, cela signifie qu’elle a aimé ça.

Le fait de ressentir des sensations physiques/ des réactions physiologiques (érection, tension sexuelle, lubrification) ne veut aucunement dire que la victime était consentante ou qu’elle a apprécié ce qui lui est arrivé. Lorsque le corps est stimulé, il est entièrement normal qu’une réaction soit déclenchée, qu’elle soit désirée ou non. Il s’agit d’un mécanisme purement physiologique : stimulation = réaction. Ainsi, la tête et le cœur peuvent crier « non », détester ce qui est en train de se produire, tandis que le corps réagit malgré tout. Ceci peut créer un grand sentiment de culpabilité et de confusion chez les victimes qui comprennent difficilement ce qui leur arrive.

Si une victime ne dit pas clairement « non », cela signifie qu’elle est consentante.

L’absence d’un «non» n’équivaut pas à un «oui». Le Code criminel canadien stipule que, pour qu’il y ait consentement, la personne doit manifester son accord par des paroles ou des gestes. Ainsi, pour que le consentement soit valide, la personne doit donner un oui ENTHOUSIASTE. En ce sens, « L’absence de résistance n’équivaut pas à un consentement ». De plus, le consentement doit être volontaire, libre et éclairé. Or, dans plusieurs cas de violences sexuelles, la victime peut être contrainte par la peur de subir des représailles, de briser la famille, de subir de la violence physique, de mourir, etc. Une victime peut également se trouver dans un contexte qui l’empêche de consentir. En effet :

«Une personne ne peut donner son consentement si elle est incapable de le formuler (incapacité physique ou intellectuelle, intoxication) ou si l’une des personnes est en position d’autorité, a recours à des menaces, à la force ou à une fraude pour l’obtenir. Le consentement n’est pas valable s’il est donné par une personne âgée de moins de 16 ans ou en situation de dépendance» (Institut national de santé publique du Québec, 2020). Dans un tel contexte, même un «oui» n’est pas synonyme de consentement.

Si une victime ne dit pas clairement « non », cela signifie qu’elle est consentante.

L’absence d’un «non» n’équivaut pas à un «oui». Le Code criminel canadien stipule que, pour qu’il y ait consentement, la personne doit manifester son accord par des paroles ou des gestes. Ainsi, pour que le consentement soit valide, la personne doit donner un oui ENTHOUSIASTE. En ce sens, « L’absence de résistance n’équivaut pas à un consentement ». De plus, le consentement doit être volontaire, libre et éclairé. Or, dans plusieurs cas de violences sexuelles, la victime peut être contrainte par la peur de subir des représailles, de briser la famille, de subir de la violence physique, de mourir, etc. Une victime peut également se trouver dans un contexte qui l’empêche de consentir. En effet :

«Une personne ne peut donner son consentement si elle est incapable de le formuler (incapacité physique ou intellectuelle, intoxication) ou si l’une des personnes est en position d’autorité, a recours à des menaces, à la force ou à une fraude pour l’obtenir. Le consentement n’est pas valable s’il est donné par une personne âgée de moins de 16 ans ou en situation de dépendance» (Institut national de santé publique du Québec, 2020). Dans un tel contexte, même un «oui» n’est pas synonyme de consentement.

Toute personne peut être victime de violences sexuelles, peu importe son âge, son sexe, son origine ethnique, sa classe sociale, son appartenance religieuse ou son orientation sexuelle. Cependant, certains groupes de personnes sont plus à risque d’être victimes de violences sexuelles, dû aux différents systèmes d’oppression et à l’intersectionnalité de ceux-ci. Ainsi, les femmes, les personnes de la communauté LGBTQ+, les femmes autochtones, les femmes handicapées, les femmes racisées ou immigrantes, les travailleuses du sexe, les femmes itinérantes, les femmes en situation défavorisée, les femmes âgées et les enfants sont davantage à risque d’être victimes de violences sexuelles.

Certains types de personnes ne se feront jamais agresser.

Certains types de personnes ne se feront jamais agresser.

Toute personne peut être victime de violences sexuelles, peu importe son âge, son sexe, son origine ethnique, sa classe sociale, son appartenance religieuse ou son orientation sexuelle. Cependant, certains groupes de personnes sont plus à risque d’être victimes de violences sexuelles, dû aux différents systèmes d’oppression et à l’intersectionnalité de ceux-ci. Ainsi, les femmes, les personnes de la communauté LGBTQ+, les femmes autochtones, les femmes handicapées, les femmes racisées ou immigrantes, les travailleuses du sexe, les femmes itinérantes, les femmes en situation défavorisée, les femmes âgées et les enfants sont davantage à risque d’être victimes de violences sexuelles.

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